PREAMBULE

            Les tropiques font chanter l’imagination. Celui du Nord, le tropique du cancer, procure l’illusion d’une solitude comblée de fantasmes. De l’aube au crépuscule, les alizés lient le parfum des fleurs aux soupirs océaniques. La nuit venue, les couleurs emplissent l’esprit du désir d’être beau.
            Les îles du tropique du Sud sont le domaine de l’homme initial. Dans le Sud, tropique du capricorne, personne ne dérange impudemment la volupté des caprices ; les jouisseurs deviennent les esclaves du vide. Gardien d’obscures cultures, le silence est le triomphe de la médiocratie. Le tropique du Sud c’est un reflet d’une larme de la beauté ; l’homme y vit ceinturé par l’étrange fréquence musicale d’un Dieu inconnu.
Le tropique du Sud, c’est le charme du diable sur la terre de Dieu, et Tahiti en est le centre. Ses cheminées volcaniques surgissent de l’océan pour mieux affirmer sa puissance mystique. L’inexplicable, l’infini sont le pourquoi de l’amour. Dans cette île du Pacifique Sud, l’écoulement du temps est trouble. Ses habitants intriguent par leur nonchalance ambiguë. La tolérance se confond avec l’indifférence. À l’image des Dieux, les femmes sont des intrigantes dotées du pouvoir de déesses. Tahiti est le paradis des illusions ; Tahiti est une immense éponge anesthésiante et dévoreuse au milieu d’un désert parfumé de l’odeur de fleurs charmeuses.


Regard sur mon art, MATHIUS.


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Mathius le suréviste